Blog santé harmonieuse
Murielle Morel

Entretien avec Guy Monjo – Sixième partie

Le chemin du mieux-être apparaît bien difficile, surtout en raison de la pression qu’exerce la société sur chaque individu. Pour nous qui vivons en pays développé, que peut-on conseiller pour vivre mieux ?

Il me paraît essentiel que les gens prennent conscience de ce qu’ils vivent. Beaucoup de choses sont devenus pour nous logiques et normales. Je rentre chez moi, j’appuie sur un bouton et j’ai de la lumière ; j’ouvre la porte du frigo, et j’ai à manger ; s’il fait froid, je dispose d’un système de chauffage. Or cela n’a pas toujours été le cas. Il faut prendre conscience que les gens ont planté ce riz, cultivé ces haricots verts, que d’autres ont construit les centrales qui amènent l’énergie à ma portée, que d’autres encore ont réalisé les routes sur lesquelles je roule en automobile. Il faut prendre conscience de toute l’énergie qui a été déployée pour me permettre de vivre comme je vis maintenant : énergie provenant du Soleil, de la Terre, énergie humaine, … pour cela, il faut prendre le temps de s’arrêter et de regarder les choses gratuitement.

Aujourd’hui, la société pousse à consommer , nous ne sommes pas incités à prendre conscience. Pourtant, il y va de notre survie sur la planète. L’homme fait tout pour garder l’homme en vie. Mais cela doit-il se faire au détriment de la Terre qui justement est notre support de vie ?
Nous ne devons pas gaspiller ce que la Terre nous offre. On pourrait interpréter les catastrophes naturelles comme une manière pour la Terre de se rappeler à notre souvenir. Certaines apparaissent clairement comme le fruit de l’inconscience de l’Homme, obnubilé par la recherche du profit immédiat. Une chose est sûre, plus nous serons nombreux sur Terre, plus les catastrophes à venir seront lourdes de conséquences.
Il est plus que temps de prendre conscience que l’énergie ne nous appartient pas : nous la recevons et nous devons la gérer.
Travailler aux équilibres de l’énergie en soi comme au plan de la Terre, c’est une même dynamique. Il nous faut apprendre à être bien dans sa peau. Et pour y parvenir, il suffit d’être soi : c’est la chose la plus simple à dire et la plus difficile à réaliser, car il faut faire des choix. Qu’est-ce qui est préférable ? Gagner 1000 euros par mois et faire ce qui nous plaît ou en gagner 3000 en allant travailler à reculons ?

Propos recueillis par Philippe. Taverny