Entretien avec Guy Monjo – Dernière partie

Comment transmettre ce message aux générations qui viennent ?

Le rythme de vie des parents les amène parfois à moins s’occuper de leurs enfants. A 12-13 ans, beaucoup d’entre eux sont livrés à eux-mêmes. On s’adresse à eux comme à des adultes ; le côté spontané qui est la marque de l’enfance risque de céder la place au calcul afin d’obtenir satisfaction. Ils n’ont plus rien à gagner par leur propre effort : tout leur est dû.

Or un enfant a besoin de connaître ses limites : il lui faut « une clôture » avec une entrée et une sortie. S’il obtient les choses sans effort comment peut-il en connaître leur valeur. C’est l’énergie que l’on a dépensée pour acquérir quelque chose qui donne toute sa valeur à notre acquisition. En disant cela, je ne fais que dire autrement ce qu’exprimait Saint-Exupéry dans le Petit Prince : » C’est le temps que tu as passé pour ta rose qui fait ta rose si importante ».

Propos recueillis par Philippe Taverny

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