Blog santé harmonieuse
Murielle Morel

Entretien avec Guy Monjo – Cinquième partie

Est-ce que vous renoncez totalement à la médecine occidentale ?

Absolument pas. La médecine occidentale est extrêmement efficace sur de nombreux terrains. En Chine même, on a recours aux deux approches selon les pathologies. La démarche occidentale liée à la formation que reçoivent les médecins (essentiellement analytique) est d’approcher la maladie d’une manière ciblée : à partir de l’observation clinique, on établit un diagnostic de la maladie à partir de quoi on définit le traitement (médicaments, etc).

Là où le bât blesse, c’est que les médecins occidentaux ne sont pas familiarisés avec une approche globale de l’être humain. Centrés essentiellement sur la maladie, ils ne peuvent pas percevoir que le patient peut être lui-même acteur de sa guérison. Pour eux, tout dépend des médicaments. Or, on sait parfaitement que 70 % d’entre eux n’ont aucune efficacité ; certains n’agissent que par effet placebo. On imagine la déperdition d’argent et d’énergie générée par une telle approche médicale. Certains médecins en sont conscients. Il y en a même de plus en plus qui se forment à l’homéopathie ou à la médecine chinoise.

Je ne pense pas qu’il soit sain d’opposer une approche médicale à l’autre. La médecine chinoise ne peut pas répondre à tout, pas plus d’ailleurs que la médecine occidentale. Approche globale et approche analytique sont complémentaires.

Propos recueillis par Philippe Taverny